2013, année de l’emploi

Le Gouvernement a fait de la lutte contre le fléau du chômage une priorité absolue, et il en fait la preuve, en créant des contrats aidés ciblant les plus éloignés du marché de l’emploi, en soutenant les entreprises, et en favorisant le dialogue social. Objectif : inverser la courbe du chômage d’ici la fin de l’année.

A Paris, la ville s’engage pour l’emploi des jeunes.

 

Soyons lucides : la lutte contre le chômage passe d’abord par la relance de l’économie. C’est pourquoi le Gouvernement a investi massivement en faveur de la reconquête de la croissance et de la compétitivité, avec notamment un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros à destination des entreprises, et la création de la banque publique d’investissement, dotée d’une force de frappe de 42 milliards d’euros au service de nos entreprises. Ces mesures s’accompagnent d’une politique volontariste de rééquilibrage des comptes publics visant à encadrer le déficit public : maîtriser la dépense publique, sans sacrifier les secteurs clés que sont l’éducation et la santé, pour retrouver à moyen terme une plus grande souveraineté budgétaire. Investissement de l’Etat, réforme de la fiscalité, soutien aux entreprises, et maintien des services publics : avec cette politique cohérente, qui prend toute la mesure de la gravité de la situation, nous parviendrons à sortir le pays de la crise sociale dans laquelle il s’est enfoncé.

Depuis mai dernier, 4 000 emplois d’avenir destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés ont déjà été signés, sur un objectif de 150 000 !

Emplois d’avenir et contrats de génération

Mais les plus fragiles d’entre nous, ceux qui sont les plus éloignés du marché de l’emploi, ne peuvent pas attendre. C’est le cas notamment des jeunes sans diplômes, en particulier dans les zones urbaines sensibles, dans les territoires ruraux enclavés et dans les outre-mers, ainsi que des seniors. Conscient de l’urgence sociale qui frappe tout particulièrement ces deux catégories de population, le Gouvernement et le Parlement ont déjà adopté deux engagements phares de François Hollande (promesse tenue !). Il s’agit tout d’abord des emplois d’avenir, ces contrats destinés aux jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés : près de 4 000 ont déjà été signés, pour un objectif final de 150 000. Deuxièmement, l’Assemblée Nationale a commencé l’année par le vote de la loi instaurant les contrats de génération, qui permettront de lier dans l’emploi, en CDI, un jeune de moins de 26 ans et un salarié de plus de 55 ans au sein d’une même entreprise. 500.000 contrats de génération seront signés d’ici 2017.

Accompagnant ces mesures adoptées par le Parlement, Bertrand Delanoë a annoncé lors de ses vœux 1,7 Md€ d’investissement, représentant 30 000 emplois, la création d’un nouvel incubateur dédié aux métiers du tourisme, et la mise en place d’un forum métropolitain pour l’emploi des jeunes et l’égalité des chances qui se tiendra à la Grande Halle de la Villette le 19 février. La Ville de Paris y signera la convention d’engagement avec l’Etat sur leur mise en œuvre. Dès le 30 octobre dernier, elle s’est ainsi engagée tant à mobiliser les employeurs de la capitale qu’à favoriser le recrutement dans ses services de jeunes en difficulté d’insertion professionnelle.

 La force du dialogue social

 Le retour de l’emploi devra être durable, et cela passe par un renforcement du dialogue social. Aussi, saluons l’accord historique conclu en ce début d’année entre les partenaires sociaux pour la sécurisation des parcours professionnels, preuve que le Gouvernement est parvenu à mobiliser syndicats et patronat : taxation des CDD pour freiner la précarité, droits rechargeables pour l’assurance chômage, formation tout au long de la vie, mutuelle santé pour les 8 millions de travailleurs qui en sont privés.

Elsa, militante PS 17