Traverse: Annick Lepetit rétablit la vérité

Mise en cause par la Maire du 17e qui l’accusait d’avoir voté contre la création d’un arrêt supplémentaire de la Traverse pour d’obscures raisons électoralistes, notre députée Annick Lepetit, qui a porté ce projet lorsqu’elle était adjointe au Maire de Paris en charge des déplacements et des transports a tenu a rétablir la vérité sur ce point.
Nous reproduisons ci-dessous son communiqué.

 

 

LA VÉRITÉ SUR LA TRAVERSE BATIGNOLLES-BICHAT

 par Annick Lepetit  6 juin 2013
Par deux fois, la Traverse Batignolles-Bichat a été mise en cause cette semaine par la Maire du 17è Brigitte Kuster : présentation d’un voeu, lundi, au Conseil d’arrondissement, et article sur son blog mercredi.
Madame Kuster prétend que la desserte n’est pas suffisante et que créer des arrêts supplémentaires ne remettrait pas en cause le parcours actuel de la Traverse, ce qui est faux.
Elle se dit faire l’écho de la demande des habitants du passage de la Traverse dans le bas de la rue de la Jonquière. Or, ce sujet avait déjà été évoqué longuement dans le cadre de la concertation initiale, et le renoncement à ce passage avait été entériné dans le but de desservir, à la demande de la Maire du 17è…la Mairie du 17è !
Brigitte Kuster oublie que la création de cette ligne et la définition de son parcours ont fait l’objet d’une longue et large concertation, à laquelle son premier adjoint a pris toute sa part. Pilotée par Annick Lepetit, alors adjointe au Maire de Paris en charge des Transports, cette concertation a permis de définir un itinéraire cohérent, avec la participation de Daniel Vaillant, Maire du 18è.
Modifier le trajet actuel aurait des conséquences juridiques et contractuelles importantes. Le parcours de la Traverse Batignolles-Bichat compte 8 kilomètres, une distance déjà supérieure à la norme pour ce type de ligne.
Tout rallongement du trajet entrainerait l’achat de nouveaux véhicules, des frais supplémentaires de fonctionnement et des charges d’exploitation nouvelles. Ces coûts ne devraient pas dépasser 15% du montant initial du marché sinon, conformément au code des marchés publics, il faudrait lancer un nouvel appel d’offre.
Que veut concrètement Brigitte Kuster ? L’interruption de la Traverse pendant un an, supprimer des arrêts pour en créer d’autres ? Mais lesquels ? De tout ceci, elle ne dit mot…
Enfin, il convient de rappeler que la RATP a remis son rapport d’exploitation annuel en mars, dont la Maire du 17 a, bien entendu, été destinataire. Contrairement à une idée qu’elle répand, la montée en charge de la Traverse est tout à fait conforme à ce qui est constaté pour les autres Traverses parisiennes.