Des luttes et des progrès pour les droits des femmes

 

En 1977, les Nations Unies ont adopté une résolution qui invitait tous les pays à consacrer un jour à la célébration des droits des femmes et de la paix internationale. C’est ainsi que le 8 mars devient le Jour International de la Femme.Mais plusieurs luttes ont été nécessaires pour l’acquis de certains droits. Une preuve de cela est l’évolution historique des droits. Voici quelques dates marquantes :Si aux Etats-Unis, la Déclaration des Droits de la Virginie a été signée en 1776 et en France la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, promulguée en 1789, les deux documents expliquaient que les femmes restaient exclues de ces droits fondamentaux. Il a fallu attendre jusqu’à 1791 pour qu’arrive la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenneté, exposée par Olympe de Gouges.

L’une des premières acquisitions, au niveau de la législation, en faveur des femmes a été la Convention de la Haye en 1902 qui a adopté des mesures internationales à propos du mariage, du divorce et de la tutelle de mineurs.

Malgré les réussites antérieures, le premier texte juridique qui faisait une référence exclusive aux droits de la femme n’est arrivé qu’en 1952. C’était la Convention sur les Droits Politiques de la Femme qui a été approuvée à l’ONU. On affirmait que les femmes avaient le droit à la voix dans les mêmes conditions que les hommes, et pouvaient occuper des charges publiques et exercer des fonctions publiques selon la loi nationale.

La Convention de 1957, stipulait que, la célébration ou la nullité du mariage ne pouvaient pas toucher à la nationalité de l’épouse, ainsi que le changement de nationalité du mari ne pourrait pas non plus avoir des répercussions.

Enfin, en 1967, est promulguée la Déclaration contre la discrimination contre la femme, qui a été reprise et développée dans la Convention sur toutes les formes de discrimination contre la femme et qui est entrée en vigueur en 1981.

L’Année Internationale de la Femme, 1975, a signifié pour toutes les femmes une reconnaissance de Nations Unies après avoir déclaré le 8 mars comme Jour International de la Femme. Presque dix ans après, la Deuxième Conférence Mondiale sur des Droits de l’Homme (1993) a explicitement reconnu les droits des Femmes équivalents aux Droits de l’Homme.

Durant la Quatrième Conférence Mondiale sur la Femme, en 1995, la Plate-forme d’Action de Beijing a stipulé que les droits de toutes les femmes et des petites filles doivent faire partie essentielle des activités de droits de l’homme des Nations Unies.

Beaucoup d’années ont été nécessaires pour avancer et, malgré les progrès, une sensibilisation est encore nécessaire sur les droits spécifiques des femmes, qui nous permettent de lutter de manière active pour la création des nouveaux droits.

En France la lutte est aussi longue que pugnace. Des droits pour les femmes ont été arrachés via des luttes historiques, des révoltes, et des manifestations ces dernières décennies.

Mais nous assistons actuellement, avec le pouvoir en place, à une atteinte des acquis des droits des Femmes, comme la baisse des subventions de 42% pour les associations du planning familiales et en 2010 leurs suppressions totales alors que le coût pour l’Etat de ces centres est très faible (1,2 millions d’euros par an) pour une présence très utile sur le territoire.

Citons aussi le non respect de l’égalité professionnelle, le non respect de la parité et la faible présence des femmes dans les hautes fonctions de l’Etat, L’Assemblée Nationale (12% seulement), les entreprises, ainsi que l’inégalité des salaires à compétences similaires.

La commission des droits des femmes du PS 17è a été plutôt absente du débat ces dernières années.

Notre propos immédiat est de faire vivre et d’animer cette commission avec le concours de tous les militants pour les droits des femmes, sans distinction de courants car il est nécessaire de continuer à lutter pour faire avancer les droits, et aussi pour les défendre fermement ainsi que les faire respecter.

Nous avons fixé trois objectifs majeurs pour animer la commission de droits des femmes :

* Souligner l’injustice faite aux femmes et rappeler le droit à l’éducation, au travail et à l’égalité en dénonçant cette injustice. Mais nous voulons avant tout dénoncer les violences faites aux femmes car chaque trois jours une femme meurt en France victime de la violence conjugale qui provoquent des traumatismes physiques et psychologiques. Mais d’autres types de violences telles les violences financières et économiques, les violences spirituelles, les violences institutionnelles. Nous soutiendrons aussi la promulgation d’une loi cadre pour lutter contre ces violences.

* Lutter contre la suppression des maternelles publiques : Créer une cellule de vigilance sur une éventuelle future loi et communiquer sur l’aspect idéologique (retour des femmes à la maison) de ce projet de réforme. Réforme injuste qui vise à privatiser l’accès à l’école.

* Promouvoir la formation des femmes pour les aider à retrouver la vie active. Plusieurs lois ont été votées pour que les femmes accèdent à la formation et à l’égalité professionnelle sans que la législation soit respectée.

Nous faisons appel à tous les militants à intégrer la commission des droits des femmes afin de pouvoir réaliser des actions concrètes immédiates, à savoir :

1. Défense des associations du planning familial. En signant la pétition et la faire circuler autant que l’on peut :
Le lien vers la pétition 
« Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation à la sexualité, pour toutes et tous! »

2. Création d’une cellule de vigilance et veille thématique sur les écoles maternelles afin de nous préparer à un éventuel projet de loi visant la suppression de la première section (petite section de la maternelle).

3. Participation active à la Journée Internationale de la femme, le 8 mars 2008 en concertation avec ce qui sera organisée avec la commission des droits de femmes de la Fédération PS.

Merci d’avance pour votre collaboration.

Pour tout renseignement ou contact, écrire à l’adresse suivante :
droitdesfemmes@ps-paris17.org

Géraldine Petit et Libia Acero-Borbon
Commisison des Droits des Femmes PS 17è.


Mercredi 11 Février 2009
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